mercredi 22 mai 2013

Le p'tit Echo de Cora - N°1



Cora Millet-Robinet - La Maison Rustique des Dames - Tome 2 - Médecine Domestique - Conclusion :

"Une habitation aérée, une vie régulière, une alimentation simple, prise modérément, du travail et surtout de l'exercice, un empire assez grand sur soi-même pour réprimer les émotions violentes ou même les sensations trop vives, l'habitude de se lever de grand matin et de ne pas se coucher tard : telles sont les premières conditions d'une bonne hygiène et par conséquent d'une bonne santé. le défaut d'observation de ces règles de conduite et les imprudences  occasionnent le plus souvent les maladies dont on accuse le hasard. " 
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 Cora Millet-Robinet, au fil des recherches et j'espère au fil des découvertes. 

Coté portrait :
- Gallica nous a confirmé qu'il n'exite pas de portrait de Cora dans les trésors de ses rayonnages.
- Autres piste en attente de réponse : Le Mérite Agricole, les bibliothèques agricoles et en particulier l'Académie d'Agriculture de France.

Coté Généalogie :
- Cora a-t-elle épousé le frère de sa mère, comme le mentionnent les généalogies publiées sur Généanet ?
Je cherche des documents d'archives pour étayer ces affirmations. L'ami Fred Coussay (GénéaBlogique) m'a donné la piste des Archives d'Outre-Mer en ligne. J'ai cherché en vain la naissance de la mère de Cora (28 Février 1775) et celle de François Millet (10 Aout 1777), nés tous deux à Saint-Domingue. Existe-t-il d'autres registres ? Suis-je passée à coté ? 

A suivre...




jeudi 16 mai 2013

En février 1722, à Savigny-L'Évescault, le curé du village croise la petite Infante d'Espagne.


Dans Centre Presse, le 16 Mai 2013,une Archive Insolite à l'honneur ! 
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C’est arrivé en Février 1722 à Savigny-L’Evescault.
Marie-Anne-Victoire de Bourbon infante d'Espagne quitte son pays. Elle a trois ans et est promise au roi de France Louis XV, un vieux de... onze ans, son cousin germain. Il s’agit d’un échange avec la princesse Louise Elisabeth d’Orléans, dite Mademoiselle de Montpensier, 12 ans, beaucoup moins enthousiaste pour son mariage prévu avec Louis Prince des Asturies.
Mais c’est un échange de bons procédés auquel il faut se plier, pour préserver le trône aux Bourbon.
 La cérémonie au milieu de la rivière frontalière Bidassoa près d’Hendaye, sur l’Ile aux Faisans, un endroit romantique qui a déjà vu passer Elisabeth fille de Henri IV et Anne d’Autriche infante d’Espagne en 1615, puis en 1660 la rencontre entre Louis XIV et son futur beau-père Philippe IV d’Espagne.
Toutes ces histoires de princesse qui finissent bien, ont été racontées à Marie-Anne, petite mais très futée, qui a très bien compris son rôle, peut-être même l’enjeu, et a accepté sans sourciller de partir avec sa nouvelle suite, direction Versailles.
Sur son passage on lui fait fête. A Poitiers, où elle arrive le 13 Février, elle restera quatre jours et fera carnaval. Elle sera logée chez le Lieutenant Général au plan de St Didier.
Cette petite fille séduit François Leurault, le curé de Savigny-L'Evescault,  qui note l'évènement dans son registre ainsi que le jeune âge de la reine promise.
Le village est à une quinzaine de kilomètres de Poitiers. 
La petite Infante  est charmante et se plie docilement à son sort. Son éducation est confiée à la Princesse première douairière de Conti, fille légitimée de Louis XIV et de Madame de la Vallière.
 Marie-Anne Victoire séduit le royaume, fait les délices de la cour, s’ingénie à plaire à son promis, mais ne charme pas son prince.
La petite fiancée passera ainsi  trois ans à Versailles. Mais elle ne grandira pas assez vite pour l'entourage du roi. Louis XV est de santé fragile et  la survenue rapide d’une descendance serait bienvenue !
Les fiancailles sont rompues. La petite Infante est renvoyée en Espagne en 1725. Elle repasse par Poitiers le 10 Avril, comme le note à regret, en marge notre bon curé.
On la mariera quatre ans plus tard au roi du Portugal Joseph 1er.
Quant à Louis XV on lui choisit la même année, Marie Lesczczynska, fille du roi de Pologne, une vieille fille de vingt-deux ans (sept ans de plus que lui), dont il tombera amoureux et à qui il fera dix enfants en dix ans.
Mais ça, Leurault, notre bon curé de Savigny-L’Evescault  ne prend pas la peine de s’en émouvoir !

L’acte :
fevrier 1722 Remarque. 
Le 13 de fevrier mil sept cent ving
deux, Marie anne Victoire infante
d'Espagne et nommée Reine de france aagée de
quatre ans fit son entrée a poitiers et on
La recut avec toute la magnificence possible
et elle y resta pendant quatre jours y passa
son carnaval, elle etait logée chez monsieur
lelieutant  general au plan de St Didier

En marge : La dite infante est retournée en Espagne le 10è de avril 1725 passa par poitiers le dix avril 1725. 

Source AD 86 Savigny-L’Evescault – BMS – 1720-1736 page 13/73.






Répertorier les Evènements historiques notés d'un village à l'autre de la Vienne, c'est un des aspects du  projet des Archives Insolites de la Vienne (A ce jour 1336 insolites grâce à la contribution de nombreux généalogistes de la Vienne).
Nos curés d'antan sont parfois bavards, et souvent érudits. Ces mentions apportent un regard local, une proximité aux événements nationaux qui ont fait l'histoire de notre pays. Une manière ludique d'apprendre ou de raconter l'histoire.
Dans la Vienne, cette petite infante ne semble avoir ému que le Curé de Savigny-L'Evescault.
Vous avez retrouvé cette mention sur d'autres registres de la Vienne ou d'ailleurs ?
Vous faites des recherches autour de février 1722 ?
Ouvrez l'oeil et n'hésitez pas à me contacter !

lundi 13 mai 2013

De la Belgique à la Guyane …En passant par le Poitou !

Source cpa AD86
Petite histoire d'entraide généalogique. 

 Dans la base des Petites Affaires Criminelles de la Vienne, bonne pioche ! 
Chris a trouvé l'un des siens, répertorié.
Chris est loin, trop loin des AD 86. 
 Je suis allée lui photographier le dossier, le parcourant sans le lire, car Chris m'a promis d'en raconter l'histoire. 
Promesse tenue. 
Aujourd'hui Chris  raconte et avec quel talent ! 
Source AD 86 Série 2U 1750
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            Le 5 juillet 1852 naissait à Beauvechain en Belgique (province de Brabant) Guillaume Joseph REMACLE, fils de Marie Joseph REMACLE, marchande ambulante. Peut-être aurait-il pu s’appeler DELHEZ comme sa sœur née en 1850 et son autre sœur née en 1858.  Pourquoi ce petit garçon portait-il nom de sa mère alors ? Peut-être Charles Désiré DELHEZ ne voulut-il pas le reconnaître (il n’était pas marié avec Marie Joseph REMACLE) ou peut-être était-il absent ce jour-là car lui aussi était marchand ambulant. Guillaume Joseph eut le malheur de perdre sa Maman en 1859 alors qu’il avait à peine 7 ans. Ensuite aucun élément ne permet de situer l’enfant dont le « beau-père » mourut à Tournai en Belgique en 1866.

            En 1877 nous retrouvons Guillaume Joseph REMACLE dans le cadre d’une affaire judiciaire en France dans le Loiret (il dira plus tard qu’il était parti avec des voyageurs après la mort de sa mère mais sans préciser la date). Il fut condamné à Orléans le 4 juin 1877 à six mois d’emprisonnement et à deux ans de surveillance pour vagabondage mais considérant que sa présence était de nature à compromettre la sûreté publique le ministre de l’intérieur prononça à son encontre un arrêté d’expulsion le 30 novembre de la même année.

            Guillaume Joseph REMACLE quitta t’il la France ? Rien ne permet de l’affirmer mais toujours est-il que s’il le fit, il y revint car en 1881 il se trouvait à Airvault dans les Deux-Sèvres où il déclara le 5 février la naissance d’un enfant prénommé Henri Joseph né de lui et de Henriette Louise GABRIEL âgé de 15 ans. Il avait alors 29 ans et était employé au terrassement du chemin de fer. Nous apprendrons plus tard que le couple quitta Airvault peu après la naissance de l’enfant.

            En 1882 nous trouvons la trace de Guillaume Joseph dans le Maine et Loire pour une autre affaire judiciaire. Il est en effet accusé du vol d’un tombereau d’une valeur de 100 francs appartenant à un entrepreneur de travaux publics et il sera condamné par défaut (il ne s’était pas présenté) par le tribunal de Saumur à six mois de prison. Aucun renseignement concernant son fils et la mère de celui-ci ne figure sur le jugement. Il était alors carrier au Vieil Baugé, commune du Maine et Loire.

            C’est ensuite en 1888 à Carcassonne (Aude) que Guillaume Joseph REMACLE réapparaîtra. Il aura de nouveau affaire à la justice et sera condamné à six mois d’emprisonnement pour coups et blessures. Puis c’est le tribunal de Cahors (Lot) qui le condamnera en décembre 1890 à huit mois d’emprisonnement pour le vol de chaudrons et de quelques écheveaux de laine et pour avoir contrevenu à l’arrêté d’expulsion du 30 novembre 1877. Le jugement ne fait aucune mention de la situation familiale du prévenu qui exerce alors comme sa mère le métier de marchand ambulant.

            Enfin, Guillaume Joseph REMACLE se manifestera dans le département de la Vienne où une dernière affaire judiciaire scellera son tragique destin. En effet il fut accusé de vol qualifié pour avoir dérobé chez un boucher de Charroux des peaux d’animaux d’une valeur de 200 francs. Au cours de son interrogatoire il commença par nier les faits puis les reconnut pour finalement se rétracter. Concernant sa famille, il déclara que la mère de son fils les avait abandonnés, sans toutefois préciser quand, et que son fils l’avait à son tour quitté un an auparavant. Il précisa qu’il parcourait la région à la recherche de ce fils tout en faisant son commerce. Compte tenu de ses antécédents, il fut condamné par la Cour d’Assises de Poitiers le 28 novembre 1896 à cinq ans de travaux forcés. La commission de classement des condamnés aux travaux forcés statua le 7 avril 1897 qu’il devait être transporté en Guyane Française en 3ème classe ce qui signifie qu’il serait employé aux travaux les plus pénibles. Il chercha à s’évader et fut condamné le 7octobre 1897 par le tribunal maritime spécial à deux ans de travaux forcés.

            La vie de Guillaume Joseph REMACLE s’acheva le 2 janvier 1898 à Matoury tué par un coup de feu tiré par un habitant du pays alors qu’il était en état d’évasion. Les autorités trouvèrent sur lui des lettres attestant qu’il entretenait une correspondance suivie avec son fils Henri âgé de 16 ans qui se trouvait alors pensionnaire de la colonie agricole du Val d’Yèvres dans le Cher.

            Guillaume Joseph REMACLE n’avait  jamais abandonné son fils. Celui-ci émigra au Vietnam où il fonda une famille et sa petite-fille est… mon adorable belle-fille.

            Je tiens à adresser mes plus vifs remerciements à Gloria et à William qui m’ont permis de reconstituer le parcours de Guillaume Joseph REMACLE en se rendant l’une aux Archives départementales de la Vienne et l’autre aux Archives d’Outre-Mer à Aix-en-Provence.

Chris Huot


dimanche 12 mai 2013

En mai fais ce qu'il te plait !



Un p'tit bouquet d'insolite, pour ce mois de mai frisquet ?
Répertorier c'est pouvoir trier.
Que s'est-il passé en Mai ?
En un clic, voilà que défilent sur mon écran un nombre incroyable de petits assassinés ! En mai fais ce qu'il te plait ? Quelques petits assassins ont suivi le dicton à la lettre et sans modération !
En  Mai dans les bois du Poitou on ne ramasse pas que du muguet !

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Mais quelle est donc cette guerre de voisinage qui mène les paroissiens d'Archigny à tuer à coups de bastons le pauvre René Eschevard de Leigné-les-Bois ?
Quarante deux ans, mort sous les coups le 2 Mai 1691 dans les brandes de Mouillay !

Le Deuzième jour de may 1691 a esté inhumé dans le
cymmetière de céans par moy curé soussigné René Eschevard
aagé de quarante deux ans lequel a esté assassiné à coups
de bastons par les paroissiens d'archigny dans les brandes de
mouillya ont assisté à ses funérailles ses parans et amis.
Telleau Curé.
AD 86 Leigné-les-Bois BMS 1682/1701 page 27/99

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Aujourd'hui 23 may 1697 a esté inhumé
un homme dont le nom m'est
inconnu lequel fut tué le jour de la foire de
Clervaux et ce apèrs avoir esté levé par la justice
et m'ayant assuré qu'il estit catholique Apostolique et
Romain
R Bertholleau Curé.
AD 86 Scorbé-Clairvaux BMS 1696/1703 page 17/105
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Le vendredy quatre may mil sept cent trente un le nommé Pierre
Grattault du gastime garemier? de Sr Regniers prieur d'Arçay et
chanoine de Loudun homme fort vicieux s'était fait nommér garde de
la paroisse de St Laon le jour précédent et voulant commencer
l'exercice de sa charge tuaa dans le marais du dit Saint Laon Jean
Foureau dit la rivière d'un coup de fusil presque a bout touchant
AD 86 Arçay 1712/1732 page 98
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Le vendredi ou samedi quatorze et seize may mil sept cent trente neuf
des voleurs sont allés dans la maison du Sieur Ollivier des
Moulin neuf, six au village de g... paroisse de Chasseignes
sur le soir vers le soleil Couchant ont passé par dessus les
murailles ont tué le mary et la lfemme à coups de serpe avec
barbarie.  Et ensuite ils les ont jeté dans leur puits. Cruauté
Inouïe ont emporté tout ce qui estait de meilleur dans la maison.
AD 86 Arçay .
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"Le 10 Mai 1707 a été inhumé au cimetière Francois TH(I?)OLLET qu'on a trouvé assassigné dans le grand chemin de Poitiers à Coulombiers un peu en deçà de la Planche Robin susdite paroisse lequel on m'a dit était de la paroisse de Erom (?) (Ayron ?) lequel THIOLLET était âgé de 62 ans".
COULOMBIERS 1707-1723 page 4 à gauche
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le vingt et un may mil sept cent un a esté
inhumé au cimetière de la paroisse de
cron par moy soussigné le corps de deffunt
Jacques Batin garde des gabelles aagé de trente ans ou environ
lequel esté tué le 19 du présent moy et n'a point reça les sacrements

Craon BMS 1676/1719 page 28/109.
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Le 21ème jour de may 1634 fut tué françois
Riou par des archers de Gabelles auprès de Loches
et fut enterré le lendemain aux Loches aagé de
40 ans our environ.
AD 86 La Roche-Posay S 1622/1670 page 15/71

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vendredi 10 mai 2013

A vos agendas - Brux - 11/12 Mai 2013


A l'ombre d'un Theil de Sully vénérable, Brux compte une association de généalogie dynamique !
Celle-ci vous ouvre ses portes ce week-end
11 et 12 Mai 2013.
Rendez-vous à la bibliothèque !
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Le Tilleul de Brux. 
Commune   :   Brux
Lieu   : Place de l'église.   "A droite de ""l'entrée secondaire"" de l'église."

Présentation: Ce tilleul à petites feuilles de la famille des Tiliacées fait partie des 100 arbres remarquables importants.

Histoire :  L ocalement appelé «  le Theil de Brux » ou le « Theil de Sully », il est contemporain d’Henri IV, d’une dizaine de mètres d’envergure c’est l’un des plus connus du département. Il fut planté suite à l’appel du surintendant des finances Maximilien de Sully, en 1598, qui ordonnait la plantation de tilleuls et d’ormes notamment devant le portail des églises, pour commémorer la fin des guerres de religion*.
Environnement   : Solitaire, place publique Plantation   : Contemporain d'Henri IV , après le 30/04/1598.
Age supposé   : 400 ans ~
Hauteur   : 10,50 m
Circonférence (à 1,30 m)   : 3,85 m
Envergure   : 10 m
Etat sanitaire   : Légèrement altéré
Port     : Champêtre
Divers   :Arbre d'âge physiologique avancé, subit un élagage régulier. Arbre primé par Vienne Nature le 31 mai 1997. 4ème circ. départementale de l'espèce. Accès   : Public Visibilité   : totale  




*La promulgation de l’Edit de Nantes   a été signé à Châtellerault le 30/04/1598 par les quatre émissaires représentant le Roi, son conseil, l'assemblée politique des Réformés. Cet Edit se garde bien de proclamer l'égalité religieuse. La religion catholique est la religion officielle du royaume, l'autre, appelée :"Religion Prétendue Réformée" n'est qu'un pis-aller imposé par les circonstances. Les réformés doivent payer la dîme à l'église catholique et respecter ses fêtes chômées. Ils obtiennent la tolérance religieuse et une liberté de culte soigneusement délimitée. Ils obtiennent aussi l'égalité civile (accès aux charges) des chambres de justice spéciales et surtout des places de sûreté.
Cet édit instaure dans le cadre d'une monarchie nouvelle un régime de coexistence religieuse durable.

Grâce à vos commentaires on aura peut-être ...Un p'tit plus pour le tout !


jeudi 2 mai 2013

Cora, une femme d'avant-garde - Echo à Centre Presse.


 Cora Millet-Robinet a les honneurs de la Presse Régionale,
Cora une femme d'avant-garde. 
Découvrez-là dans
Centre Presse,
Cet article est aussi un appel à contributions !
 La généalogie de Cora reste en effet à préciser  :
- François Millet son époux est-il aussi le frère de sa mère comme le mentionnent toutes les généalogies publiées ? Comment retrouver les documents permettant de lever cette interrogation ?
Quels liens généalogiques entre François Millet et le fameux peintre Jean-François Millet ?
Quels liens généalogiques entre Cora Robinet et  Joseph Robinet artiste Vétérinaire ?
 Et enfin, le visage de Cora, qui reste un mystère.

Si vous avez des documents, des informations, contactez-nous !




Rendre hommage à Cora Millet-Robinet est pour moi à la fois un honneur et une modeste participation à un projet passionnant, l'écriture d'un livre sur ce beau personnage de notre région.
Cora, certains ici la connaissent déjà,
d'autres vont la découvrir,
Voici en complément quelques lectures pour
poursuivre la balade le long du chemin des muriers
qui longe la Cataudière.



Parmi les travaux récents :
Le travail de Madame Valérie Lastinger, Universitaire française en Virginie qui a consacré plusieurs conférences dont une à Oxford  et prépare un ouvrage sur Cora.
Annales de la Société d'Emulation de l'Ain.  A l'occasion du 150ème anniversaire du Concours de Volailles de Bresse, un article sur Cora Millet-Robinet rédigé par Alain Gros .
Valérie Lastinger, Alain Gros, merci d'être venus partager avec moi votre passion pour Cora !

Lire Cora Millet-Robinet en ligne grace à Gallica :

Conseils aux jeunes femmes. (1841)
Economie domestique




mardi 30 avril 2013

Merci à Sophie et à sa bande de challengeurs !


Merci !
Merci Sophie ! Formidable expérience !

En vrac, à chaud, sans attendre, quelques retours sur cette aventure...

Le défi :

Tenir le challenge sur les quatre blogs ! Quelle idée !
Lulu Matern'Elles : 26 accouchements ou presque ce mois-ci ! c'est difficile de trouver de nouveaux textes, mais c'est possible ! A suivre !
Lulu archive Availles : Comment ça il ne se passe rien ici ? Il y a de quoi égrainer tout un alphabet.
Lulu Sorcière : Je vous ai invité au café dans ma cuisine chaque jour, nous avons parlé des souvenirs, du temps qui passe, presque déjà cinq ans ensemble. Certains sont comme chez eux, quelle chance j'ai ! Un blog qui dure c'est ça.
Lulu Archive : J'ai aimé puiser dans ces presque dix années de recherche. J'ai  travaillé, je crois. Depuis quelques années je vis dans une certaine urgence de partager. ça doit être la cinquantaine... Alors je m'éparpille un peu, je touche à tout, je suis gourmande,  et finalement c'est un peu brouillon parfois, mais c'est cadeau, et lorsque c'est utile, lorsque ça fait plaisir, je tiens ma récompense.

L'écriture. 

 Lorsque Sophie a annoncé le challenge, il m'a paru impossible d'écrire un billet par jour. L'incertitude des lendemains. Si on n'avait pas pu programmer, puiser dans les stocks, je ne l'aurais pas fait. Certaine que l'avenir me ferait trébucher. C'est un défaut, j'ai toujours l'impression que je ne ferai pas ce que je veux de demain.
Alors, j'ai puisé dans les réserves et remis des billets à l'honneur. Ce fut sans aucun doute une facilité, mais ça m'a rassurée. Sans ce joker-là aurais-je tenu la distance ? On verra l'an prochain.  En tous cas, ce fut l'occasion de présenter ce travail à d'autres, de dépoussiérer un peu et de recommencer à avancer.
L'arsenic a gagné trois ou quatre histoires, c'est votre drogue préférée;
Les loups sont de nouveau à l'honneur et en chantier.
Et puis grace à ces piliers là, quelques billets sans filet, de ceux qui viennent sans prévenir, qui s'invitent, qui attendaient là que Sophie les mette au monde. Sous le grand chêne de la généalogie poitevine, j'ai abrité mes p'tites plantes exotiques. Au p'tit monde des lecteurs que ces billets ont ému,  merci.


La lecture. 

Quelle richesse tous ces billets, ces recherches, tous ces personnages du passé que nous avons partagé, ces cultures si différentes les olives, la neige, les tisserands, les scieurs de long, les poilus... Tant et tant de billets encore à lire, d'autres à relire. Tant d'émotions, de dures vies, les visages, les prénoms, de l'Histoire, la mémoire.
Des méthodes, du vocabulaire, des envies de balades, de voyage, des archives insolites à répertorier.
La diversité des écritures de chacun, l'intime qui s'invite, l'humour, le partage, les différences, la tolérance.
Un monde plutôt réconfortant que celui des généalogistes !

La place que ça prend. 
Le challenge s'est invité à table, à la veillée, au café du matin, comme chez nombre de challengeurs je crois. Très addictif cette récréation ! Pour une fois ce sont les enfants qui m'ont fait la morale (Maman ton téléphone bip à table....)

L'entraide. 

Comprendre un acte, une époque, partager, expliquer, apprendre, rebondir. Réfléchir sur un sujet à plusieurs voix, l'ADN, l'abandon, le mariage, trouver des pistes, des ponts entre les uns et les autres...

La méthodologie. 

Apprendre par l'exemple, par le jeu, par ce jeu. A travers les billets des autres, comprendre les démarches de progression, les thèmes retenus, les astuces. Déduire ensemble.

Les bonnes résolutions 

Il y en a beaucoup qui viennent à l'esprit. Plus de rigueur, plus d'organisation.
D'un autre coté, que serait un repaire de sorcière bien rangé, dépoussiéré, étagères d'aplomb, dossiers tout étiquetés ? Je m'y ennuierai sans doute et vous aussi. Ce n'est pas ce que j'ai à donner et ce n'est pas ce qu'on vient chercher ici.
Malgré tout j'essaierai d'organiser un peu tout ce bazar.
programmer quelques publications, je le fais très peu, j'ai tort c'est bien. Préparer quelques billets d'avance, rédiger des brouillons, les garder sous le coude pour continuer à faire vivre le blog lorsque le travail accapare sur un sujet. C'est aussi une bonne manière de se concentrer sans pour autant laisser le blog en dormance.

Vous. 
Derrière ce challenge, il y avait vous.
Lecteurs,  Bloggeurs, magiques. Vous avez été magiques. Commentaires, gazouillis, une complicité s'est révélée, une bonne ambiance, une certaine décontraction, des moments d'émotion, sur la durée on se livre forcément...
La diversité des billets, des styles invitait à l'écriture, dédramatisait l'affaire, il n'y a pas de note à cet exercice  et tout à gagner sans besoin de récompense. C'est ça la magie de la vie.
Et parmi nous...
Sophie  l'accoucheuse de mots, Roland l'instituteur,  chacun veilla à sa manière à ne laisser personne en chemin. Donner le temps qu'il faut à chacun, encourager.
Des perles, des scoops, des listes pour retrouver chacun quel travail gigantesque !
Parfois on a surpris à lire sur notre épaule de grosses pointures intimidantes : Gallica service public qui veille sur son public dans un gagnant-gagnant réciproque, La Revue Française de Généalogie, fidèle à sa ligne éditoriale, proximité, complicité, bienveillance, Frédéric Plancard (Le Blog généalogique de l'Est Républicain),  Emmanuel Laurentin (La fabrique de l'histoire, France Culture). On a de la chance de sentir ces encouragements là !


Sophie, encore merci et j'espère à l'année prochaine ! 




Z comme Zigouiller #challengeAZ.



Le Z de Zigouiller en écho au A de Arsenic !

Bouziller, escarper, ratatiner, faire suer le chêne sur le trimard, scionner, faire la grande soulasse, dessouder, aller à la retape, esbasir, crounir, escapoucher, dégeler, lessiver, fourlourer, escapoucher, sauter à la capahut, sacailler, balinstriquer, ébouser,  taupiner, ebobir, bûter, escoffier, estourbir, envoyer à Mortaigne...


Quelques qualificatifs pour 2755 protagonistes de petites affaires criminelles !


Venez, fouillez, comme dit le proverbe, vous avez trouvé votre prince, décrochez votre pendu  ! De A comme Abadie à Z comme Zingerlet, il y en a pour tous les patronymes ! De A comme Adriers à V comme Vouneuil-sur-Vienne , il y en a pour tous les p'tits villages ! 
Les p'tites affaires criminelles le disent haut et fort : Nous au village aussi l'on a de beaux Z'assassinats !

C'est pas seulement à Paris
Que le crime fleurit
Nous, au village, aussi, l'on a
De beaux assassinats

Il avait la tête chenue
Et le coeur ingénu
Il eut un retour de printemps
Pour une de vingt ans

Mais la chair fraîch', la tendre chair
Mon vieux, ça coûte cher
Au bout de cinq à six baisers
Son or fut épuisé

Quand sa menotte elle a tendue
Triste, il a répondu
Qu'il était pauvre comme Job
Elle a remis sa rob'

Elle alla quérir son coquin
Qu'avait l'appât du gain
Sont revenus chez le grigou
Faire un bien mauvais coup

Et pendant qu'il le lui tenait
Elle l'assassinait
On dit que, quand il expira
La langue ell' lui montra

Mirent tout sens dessus dessous
Trouvèrent pas un sou
Mais des lettres de créanciers
Mais des saisies d'huissiers

Alors, prise d'un vrai remords
Elle eut chagrin du mort
Et, sur lui, tombant à genoux,
Ell' dit : " Pardonne-nous ! "

Quand les gendarm's sont arrivés
En pleurs ils l'ont trouvée
C'est une larme au fond des yeux
Qui lui valut les cieux

Et le matin qu'on la pendit
Ell' fut en paradis
Certains dévots, depuis ce temps
Sont un peu mécontents

C'est pas seulement à Paris
Que le crime fleurit
Nous, au village, aussi, l'on a
De beaux assassinats

Paroles et Musique: Georges Brassens   1962 © Editions musicales 57

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lundi 29 avril 2013

Y d'une branche à l'autre #challengeAZ


Y d'une extrémité à l'autre de l'arbre !
Du Levant au couchant.
A l'Est, loin là-bas, loin derrière,
Yahech,
Le p'tit gars du pays du Levant.
Yahech Jacob est le grand-père maternel de mon grand-père.
Je ne sais rien de lui.
Rien.
Ni date de naissance, ni date de décès.
Rien.
Il se marie avec Rebecca Granchis, je ne sais quand, et ils auront ensemble une petite Mercada en 1877.  Peut-être d'autres enfants.
Elle-même se mariera avec Lazare Catalan à Constantinople et ils auront ensemble six enfants dont mon grand-père Théodore.
Enfin Théodore c'est le prénom qu'il adoptera en France, car à Constantinople, il nait Tchèle.
Je ne sais rien ?
Ce n'est pas tout à fait vrai. Je sais l'essentiel.
Chaque arbre si petit soit-il raconte une histoire qui nourrit les pousses de la vie.
Il suffit de savoir en tirer la sève.

Je sais la lumière de l'Orient, les senteurs du printemps, les olives, les poivrons, le café qui raconte,
le caviar d'aubergines...

Je sais l'essentiel de ce qu'il y a à apprendre de ce voyage dans le temps.
Je sais la volonté farouche de vivre, là où l'histoire vous mène.
Je sais la détermination de laisser le passé derrière, et je sais pourquoi.
Laisser le passé derrière, l'oublier, jusqu'à ne pas transmettre sa langue.
Pourquoi ?
Pourquoi ne pas transmettre sa langue ? Alors qu'on l'a transmise pendant 4 siècles ?
Le judéo-espagnol perdu en une migration.
Pourquoi ?
Pour enfin faire confiance à la terre d'accueil prochaine et y élever ses enfants.
Pour rompre avec la communauté.
Comme un nouveau départ.
Avec le projet que ces enfants-là soient les meilleurs pour ce pays-là.
Une ambition ?
Plus que ça.
L'envie enfin de prendre racine ici.
Et brasser les cartes avec un incroyable tolérance, en reléguant la religion, la tradition à leur juste place :
derrière.
Un exil, une libération.
Je sais assez de ce passé pour ne pas le laisser tomber dans l'oubli.
Je ne sais pas si quelqu'un après moi le portera encore, tant cette assimilation à la française et si bien consentie, a fait de ma mère, de mes cousins, de  moi, de mes enfants, de mon petit-fils,
 des français.
Tout simplement.
Mon petit-fils...
Victor,
L'autre Y à l'autre bout de l'arbre.
Et moi entre eux,
comme un Y,
Un bras vers le passé, un bras vers le présent,
Les pieds dans une terre d'accueil.
D'un Y à l'autre.
Yonnet Godard, un p'tit gars de la Charente Maritime,
une généalogie à conquérir,
Yahech, un p'tit gars du Levant.
Deux patronymes à raconter doucement,
en naviguant d'une rive à l'autre,
et en gardant à jamais, l'incertitude de l'ancrage.


samedi 27 avril 2013

X comme Chut... #challengeAZ



On ne va pas toujours les chercher ces p'tits secrets de famille.
Dans un monde de petites gens, ils n'ont souvent laissé aucune trace. Pas de mot d'amour, pas de photo, la vie intime de nos ancêtres reste souvent un mystère.
Et quelquefois ce sont les mathématiques et les calculs des logiciels moralisateurs de généalogie qui nous alertent.
Alors la vie intime, la vie coquine, donne un p'tit coup d'jeune aux photos vieillies.
Et  voilà Marie-Constance qui se laisse entrainer dans les herbes folles par le bel Alfred !
Il suffit de passer le pont, laisse-moi tenir ton jupon !
Il était beau Alfred et sur de lui.
Il venait de Pleumartin le Sarrazin !
Que faisait-il à Senillé ? Il n'y était pas domestique me disent les recensements.
Mais les foires, les marchés, sont propices aux rencontres, aux balades par les chemins.
Marie- Constance a 20 ans, Alfred 22. 
Elle est née à Senillé, il va grandir à Chenevelles.
L'un et l'autre sont à une portée de charrette.
C'était un accident ou déjà une tendre habitude ?
En février pas question d'herbes folles, Lulu voyons,
ce sont les granges qui abritent les
tourtereaux, le foin s'accroche aux cheveux !
Qu'importe
C'est de leur âge !
Alfred Sarrazin et Marie-Constance Ouvrard
se marient le 1 septembre 1885 à Senillé. 
et chut... 
 leur petit Léon Alfred nait le 22 Octobre... de la même année.
Il était temps ! 





Grâce à vos commentaires on aura peut-être ...Un p'tit plus pour le tout !

vendredi 26 avril 2013

W comme Westminster #challengeAZ.



Lorsque nous sommes arrivés à la Godardière... ça m'a fait un peu trop de vieilleries d'un seul coup.
J'ai attrapé le carillon et je l'ai mis de coté.
Je ne sais plus quel argument a permis son retour dans la cuisine. Peut-être tout bêtement la panne d'une  horloge à quartz.
Le Wesminster a trouvé sa place, après un p'tit coup d'jeune en bleu canard. Pour lui, la cuisine c'était l'écurie, mais il ne s'est pas formalisé, il est reparti au premier tour de clé.
Le jour même, mon voisin est venu chercher ses mômes qui jouaient avec les miens ou m'apporter une salade qui poussait déjà mieux dans son jardin. Mon voisin était jardinier. Le potager était son royaume.
Bref, il arrive dans ma cuisine et le carillon sonne.
"Tiens dit-il, Mémé Sarrazin est revenue ! "
Voilà c'était ça. Une réincarnation !
La grand-mère Sarrazin est toujours là, dans sa maison, elle rythme le temps par quart d'heure et sonne les heures. Je vieillis avec elle. Elle veille sur moi, je veille sur elle.
On s'entend bien.
Elle était un peu sorcière aussi, cette grand-mère là et je n'ai jamais su si je lui plaisais.
Elle n'était pas très bavarde, mais qu'à celà ne tienne, je ne la laisse jamais silencieuse très longtemps.
Carillonnne Mémé, carillonne !
Westminster, même modèle exactement chez mon grand-père Catalan. Une mode sans doute. Années 50. Je me demandais petite, comment il pouvait bien supporter ces cloches à longueur de journée.
J'ai la réponse depuis 25 ans.

jeudi 25 avril 2013

V comme Vieilles branches. #challengeAZ


Janvier 1903.
Triste fin pour cet ancêtre !
C'est en s'acharnant à déloger un lapin, qu'un chasseur imprudent enfuma le creux de ce tronc millénaire.
Il s'embrasa rapidement et mit deux jours et deux nuits à partir en fumée.
Aucune nouvelle de l'oryctolagus cuniculus par qui le scandale arriva !

La photo prise en 1900 nous rappelle que ce chêne fut sans conteste le plus imposant du département.
12 à 15m de circonférence, 30 m de haut, une couronne à 3m de haut, surmontée de 6 tiges de 2 à 3,5m de circonférence.

Source Le Picton Mai- Juin 2000

mercredi 24 avril 2013

U comme Uchronie. #challengeAZ


Uchronie...

Je suis l'enfant d'une Utopie perdue...
Si les Républicains Espagnols avaient gagné la guerre, je ne serais pas là.
Uchronie...
Mon père serait resté en Espagne, il n'aurait pas rencontré ma mère, et je ne serais pas là.

Je suis l'enfant d'un Uniforme Exil...
Si l'Histoire n'avait pas poussé mon grand-père hors de Turquie, je ne serai pas là.
Uchronie...
Mon grand-père se serait marié dans son quartier et je ne serais pas là.

Je suis l'enfant des Us et Coutumes libérées.
Si ma mère avait suivi la tradition de ses ancêtres...
Uchronie...
Elle ne se serait pas mariée avec un espagnol et je ne serais pas là.

Je suis l'enfant de l'Une joie de vivre
Si mon père et ma mère avaient passé leur soirée devant la radio (il n'y avait pas de télé)
Uchronie...
Ils n'auraient pas dansé à la Bastille et je ne serai pas là.

Je suis l'enfant d'une Ultra intolérance...
Si l'Inquisition espagnole n'avait pas chassé les juifs d'Espagne
Uchronie...
Mes ancêtres maternels seraient restés en pays Catalan.

Dans cet Univers...
Mon père serait né 4 siècles plus tard, il aurait rencontré ma mère sur la Rambla de las Flores,
Unanimes,
Ils auraient fêté la liberté et l'utopie de la République Espagnole,
Unis,
Ils auraient tournoyé ensemble dans une valse à mille temps et deux mille ans d'histoire...
Et je serais née !
Uchronie...

Ouf !

mardi 23 avril 2013

T comme Tuberculose #challengeAZ



La tuberculose s'est invitée souvent dans la généalogie de chacun.
Je remets à l'honneur le billet écrit  en hommage à
 Camille Guérin, co-découvreur avec Calmette du BCG.
Un p'tit gars du Poitou !
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C’était un temps terrible que celui de sa naissance. Un sale temps à microbes,  un temps sans antibiotiques, un temps sans espoir de guérir, de soigner.

Camille Guérin est né à Poitiers en 1872.

 Elle,
on l’avait appelée écrouelle, puis phtisie, consomption, catarrhe, en 1839, Schonlein la baptise tuberculose ( de tubercule petit nodule et "ose" mal non inflammatoire). Depuis la nuit des temps, elle creuse les os, les poumons, la peau, les organes génitaux, le cerveau. Invalidante, déformante, stérilisante, suffocante, caverneuse, elle grignote tout.

En 1882, chez les Guérin, elle emporte Eugène, le père. Quelques années plus tard, Madame Guérin se remarie avec Auguste Venien vétérinaire à Chatellerault.

Camille grandit, brillant élève du lycée Descartes, sous l’impulsion de son beau-père vétérinaire, il se destine au même métier. Il part pour Maisons-Alfort et fait partie des meilleurs. Remarqué dans un premier temps par Nocard qui travaille avec Pasteur, il rejoint le laboratoire de Calmette, médecin chercheur, l’ami de Pasteur et de Roux. Camille Guérin sait sa chance et ne la laisse pas passer. Calmette sera son maître, aimé, respecté, honoré, au-delà de la mort.



C’est le début d’un beau duo de science.

 Guérin part à Lille le rejoindre à l’Institut Pasteur fondé deux ans avant, nous sommes en 1897, Camille Guérin a 25 ans. Il se consacre à la vaccine et à la tuberculose.

En 1900, il épouse Marie Lavergne, il aura deux enfants, un fils Pierre et une fille… Camille.

A partir de 1906, ses travaux portent sur le bacille tuberculeux d’origine bovine qu’il cultive sur pomme de terre additionnée de bile de bœuf. L'idée : créer une souche non virulente, stable. Le but : vacciner sans risque.




  Depuis que Koch en 1882, a identifié le bacille virulent responsable de l'affection chez l’homme, d’autres à ses cotés, à sa suite, essaient sans succès vaccins ou sérums. On tâtonne, on échoue, on cherche.

Contagieuse, ravageuse, la tuberculose est humaine mais aussi animale. En médecine vétérinaire, aussi il est temps de trouver, de vaincre. A Lille, après la grande guerre, les essais de vaccination sur les bovins avec du bacille atténué ont repris. Calmette et Guérin à force de patience, de travail, isolent, repiquent, atténuent le bacille, jour après jour, cycle après cycle, 20H après 20H, autant de fois qu’il faut. Malgré la guerre qui a sévi, interrompu les travaux, ils tentent, échouent, recommencent, protègent le trésor de leurs premiers efforts.

La science est leur monde et leur monde de science est fascinant. Contemporains de Roentgen, des Curie, sous leurs yeux nait la médecine, l’humaine et la vétérinaire, la radiologie, la radiothérapie, c’est l’enfance d'un Art qui est leur unique terrain de jeu….

En 1918, la guerre se termine, mais la maladie fauche toujours et Marie l’épouse succombe à une méningite tuberculeuse.

A Lille, les recherches se poursuivent. Dans l’élan du savoir, dans l’ivresse de la découverte, entre médecins et vétérinaires, les cloisons tombent. Il faut atténuer la virulence encore et encore. 230 fois plus tard, 13 ans après le premier ensemencement, le bacille qui pousse sous les yeux de nos deux amis  permet enfin la protection de l’animal.

Calmette, avec une extrème prudence et une grande audace, souffle l'espoir en émettant  l’hypothèse que ce bacille là, peut aussi protéger l’homme. Ce bacille là, c’est le BCG, le Bacille de Calmette et de Guérin. C'est un pédiatre, le Dr Weill-Hallé qui autorise et réalise le premier essai de vaccination chez un bébé, c’est un succès. L’enfant échappe à une tuberculose inévitable, attendue fatale.

 Nous sommes en 1921.

 Partout dans le monde, on va vacciner.


On ne sait pas encore guérir la maladie, mais on peut la prévenir, la faire reculer. Et elle recule.



Rivalités, diffamations, mises en cause, accident, rien n’est jamais simple… Calmette meurt en 1933, affaibli par les polémiques.

Guérin poursuit leur œuvre commune, travailleur acharné.

 Il faudra attendre les années 50, pour guérir enfin la tuberculose, découvrir le rimifon, plus la rifampicine, antibiotiques efficaces sur le bacille.

 Ambassadeur inlassable, reconnu, couronné, récompensé, Guérin deviendra Président de l’Académie de Médecine en 1951.

Camille aime à venir de temps en temps, se reposer dans sa maison de Vouneuil sur Vienne, il y retrouve ses enfants, les chemins du Pinail, les vieilles pierres, les vieilles églises.

Ami de Maurice Fombeure le poète de Bonneuil-Matours, d'Yvonne de Lestrange, la dame du Château de Chitré, il laisse encore aujourd'hui, aux petits enfants de ses voisins de village, humbles ou non, le souvenir d’un homme simple, affable, épris de science.

Il s’éteint à l’hôpital Pasteur le 09 Juin 1961.

 Ici, dans les maisons, dans les écoles, à l'hôpital, au collège de Vouneuil qui porte son nom, au lycée de Chatellerault où il a étudié, on raconte son histoire, porteuse d’espoir, d’humanisme et de modestie.
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 Notre monde arrogant néglige ses chercheurs, ses bienfaiteurs, il oublie la mort des tout-petits, des jeunes gens suffocants, il méprise trop souvent la science et doute des bienfaits dont il est l’ingrat bénéficiaire. A l’aube du XXIème siècle, silencieuses, tentaculaires, les vieilles épidémies endormies s’éveillent, sournoises. De nouveau, coqueluches, tuberculoses, surprennent une crèche,un collège, une salle d’attente.



Ne restons pas sourds aux cris d’alarme, ne crachons pas stérilement sur la science au nom d’un retour à une nature dont on a oublié la violence… 




lundi 22 avril 2013

S comme Sorcellerie en Poitou ! #ChallengeAZ


Je ne fais qu'ouvrir le grimoire du Poitou... Chaque personnage mérite un article à lui tout seul... 

La Sorcellerie au féminin
  • AMALRIC Madeleine - (1599) - Montmorillon (86) : Sorcière qui allait au sabbat et qui accusée de onze homicides fut mise à mort à 75 ans dans la Baronnie de la Trimouille. (Source : Discours sommaire des sortilèges et vénéfices tirés des procès criminels jugés au siège roya de Montmorillon en 1599 page 49)
  • CHASTENET Léonarde - (1599) -  Montmorillon (86) : Vieille femme de 80 ans, mendiante en Poitou vers 1591 et sorcière. Confrontée avec Mathurin BONNEVAULT qui soutenait l'avoir vue au sabbat, elle confessa y être allée avec son mari et que le diable qui s'y montrait sous forme de bouc, et était une bête fort puante. Elle nia les maléfices dont on l'accusait. Cependant elle fut accusée par 19 témoins d'avoir fait mourir cinq laboureurs et plusieurs bestiaux. Condamnée, elle confessa avoir fait un pacte avec le diable, lui avait donné de ses cheveux et promis de faire tout le mal qu'il ordonnerait. La nuit le diable venait la voir dans sa prison sous forme d'un chat. Elle dit à ce chat qu'elle souhaitait mourir. Le diable lui présenta des morceaux de cire, qu'elle devait manger pour disparaitre. Mais elle n'osa le faire. On analysa les morceaux qui gardèrent leur mystère. Elle fut brulée avec ses morceaux de cire. (Source : Discours sommaire des sortilèges et vénéfices tirés des procès criminels jugés au siège roya de Montmorillon en 1599 page 49)
  • GARAUDE Andrée - (1475) -  Noirlieu (79) : Brûlée vive en 1475 à Bressuire, elle avait 56 ans, veuve depuis 18 ans et avait  passé quelques mois au service d'un bourgeois à Poitiers. Elle Participe à de nombreux sabbats nocturnes qui regroupent trente à quarante personnes. Accuse Jeanne SEGUINELLE femme de Nueil de l'avoir entrainée.  Sur commandement du diable " a pissé troys foiz ou bénister et fait deux foiz sa grosse matière" en la nef de l'église de Noirlieu !  Fabrique un petit voeu de cire qu'elle place à la porte de la chambre du valet du seigneur de Noirlieu. "incontinent mal luy prinst tellement qu'il ne povoit riens faire ne boyre ne manger que bien peu". Elle enlève le voeu et procède au désencorcellement.  Elle envoute le vicaire de Noirlieu avec un voeu de Jeanne THORU de Boesse, elle le désencorcelle en le lavant. Elle envoute le frère de Jean LECOMTE à Poitiers, Micheau qui l'avait traitée de vieille. Mais elle n'enlève pas le voeu et Micheau meurt (ordre du diable).  Empoisonne avec des poudres la chèvre de Jean THORU à Noirlieu. 
  • GIRAUDELLE - (XVème siècle) - Chaillé (85) : Vieille femme qui garde les troupeaux aux champs. fabrique un voeu pour  nuire au prieur de Chaillé et le fait baptiser par un prêtre de Tablier. Le prieur a du mal à mourir, elle en appelle aux démons, le toit de la maison du prieur s'écroule... Le prieur survit et confie son aventure à Jean VINCENT Prieur de Moutier qui écrira un ouvrage sur les arts magiques.
  • L'EFFRAYEE Thomine - (1458 ) - Andillé (86) : 60 ans veuve, a volé un bonnet chez sa patronne.
  • LEPREUSE anonyme - (XVème siècle) - Vaux (86) : Elle transporte des têtes de couleuvre et autres ingrédients, on l'enferme avec d'autres lépreux accusés et on brûle la coupable.
  • MOREL Jeanne - (1401) -  Velluire (85) : Veuve de Jean JOULAIN au Gué de Velluire a volé une oie et une paire de chaussures. Convaincue d'avoir envouté et fait périr plusieurs personnes. 
  • ROULLETTE Jeanne -  (1475) - Fontaine le Comte (86) : Veuve, plusieurs enfants dont deux filles à marier. Femme de J. GAVAY pauvre bonne femme. Accusée par son voisin Jean GAUVRIEL. Mais on lui rend justice  le 24 mai 1476 devant la Cour du Sénéchal de Poitiers.
  • DE VALESA Peronelle -  (1314) - Poitiers (86) : Sortilèges contre Jean de CHERCHEMONT chanoine de Ste Radegonde à Poitiers. Exécutée  à Paris en 1314. 
  • YVENASGE Marie (XVème siècle) - Loudun (86) : Fait mourir par le poison personnes et bêtes.

La sorcellerie au masculin
  • BETUIS DE LA GARINIERE Lucas -  (1469) - Commequiers (85) : Homme ivrogne blasphémateur, injurieur de personnes. Se sert de venins et poison de poudres. Frappé mortellement par Jean FAVEREAU laboureur de la Garinière, paroisse de Commequiers, reconnait avoir fait mourir le grand-père, le père et le beau-frère et un des enfants FAVEREAU.
  • BOBIN Nicolas - (1599) - Montmorillonn(86) : Confesse qu'il va au sabbat et se donne au diable qui lui fait renier Dieu et ses parents. Le Diable prend l'allure d'un homme noir, à la voix cassée. Il vient en homme ou en bouc. Bobin va au sabbat porté par le vent. Il utilise des poudres pour mal faire. Il porte la marque du diable sur l'épaule. Bobin donne et guérit au nom du Diable, et qu'il fait mourir parfois. (Source : Discours sommaire des sortilèges et vénéfices tirés des procès criminels jugés au siège royal de Montmorillon en 1599 page 49)
  • CAMUS Pierre (1377) - Champeaux (79) : Homme de conversation déshonnête, prenait pain et volaille chez les gens, savait détourner n'importe quelle femme du devoir ! 
  • DU LiGNON Berthomé - (1599) - Montmorillonn(86) : Avoue que son père l'a mené au sabbat dès sa jeunesse. A promis au diable son âme et son corps. A participé au grand sabbat de la St Jean dernière. Le diable un bouc  noir, lui donne quarante sous à chaque sabbat ainsi que des poudres pour faire des maléfices.
  • GABILLEAU Guillaume - 1497 - St Romain (86)
  • GUERINEAU Thouars (XVème siècle) - Thouars (79) : Louise BRUNELLE  lui refuse de la pâte pour faire le pain et tombe malade. Voit mourir son fils du même mal en cinq ans.
  • GAVAY Jean (XVème siècle) -  fils de sorcière, sa mère fut emprisonnée comme sorcière sa femme fut aussi accusée et emprisonnée. Familles de sorciers
  • DE LURE Guillaume dit HAMELINE - (1453) - St Benoist - (86) : Moine convaincu de sorcellerie.
  • DE MONTSORBIER Guillemot - (1429/1430) - Gençay (86) : Demande l'intervention de maître Thomas PELET pour lui confectionner un voeu de plomb en certains points des planètes, que PELET fait baptiser à St Porchaire de Poitiers. (AD 86 3H 1/725)
  • MATIVER Messire - (1446) - Lussac Mazerolles (86) : Prêtre chapelain à Lussac pour le seigneur de Mortemer et curé de Mazerolles, convaincu de sorcellerie, et accusé de plusieurs adultères, agressions et vol de nuit à la tête d'une bande. Il fait des voeux, les baptise, les débaptise "au nom de l'ennemi et pour nuire à autrui".
  • PANCEREAU Jean (XVème siècle) - Courlay (79) : Vit au village des Marchais paroisse de Courlay , marié 60 ans, maquignon en conflit avec ses voisins. A son procès Jean POITEVIN médecin affirme que tous dans sa famille sont sorciers. Jean DE LA FAYE compère sorcier de Jean PANCEREAUPANCEREAU utilise des poisons. Nombreux témoins à charge et victimes. SUITREAU Jean, meunier de l'Ebaupin, 30ans empoisonné; Au total de ses victimes, 25 personnes, cinq taureaux, cinq boeufs, seize vaches, un cheval un âne, vingt quatre porcs, cent quarante brebis, et dix huit essaims d'abeilles. Frappe sa victime sur la main le dos ou le cou en prononçant les paroles "par le sang de dieu". Autres maléfices : Fontaine pleine de grenouilles mortes;

 Les villages Sorciers du Poitou

  • Mazerolles (86)
  • St Romain (86)
  • Andillé (86)
  • Thouars 
  • Bressuire
  • Mauléon
  • Commequiers
  • Tiffauges
  • Fossay
  • Montmorillon
  •  
Sources :
Dictionnaire Infernal par J. Collin de Plancy : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5754923d
Persée quelques procès criminels au XVIIème : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1965_num_123_2_449706_t1_0637_0000_2
La Sorcellerie en Poitou : http://huysmans.org/poitousorcellerie.htm
La sorcellerie en Poitou par Robert Favreau. http://books.google.fr/books/about/La_sorcellerie_en_Poitou_%C3%A0_la_fin_du_Mo.html?id=vOj7OAAACAAJ&redir_esc=y